Tout a commencé le jour où …

Comment je me suis lancée dans le zéro déchet (et j’ai embarqué ma famille dans cette aventure) ?

Tout a commencé le jour où j’ai lu le livre de Béa Johnson Zéro déchet : un déclic s’est produit en moi, puissant et irréversible qui allait bouleverser notre quotidien et notre vie de famille.

La vie est ainsi faite : parfois un sujet, une information, le nom d’une personne vous « tourne autour » jusqu’à ce qu’il entre enfin en collision avec vous vraiment.

J’avais déjà entendu parlé de Béa Johnson, j’étais déjà « tombée » sur le site d’une maison zéro déchet près de chez nous … et puis j’étais passée à autre chose : ces informations avaient attiré mon attention mais ne m’avaient pas percutée, pas encore.

août 2016

J’aborde un nouveau cycle professionnel et j’ai soif de « nouveaux déserts » : je décide d’arrêter mes activités professionnelles principales en cours et je l’annonce publiquement sur mon blog.

29/08/2016

J’évoque à une amie mes projets et mon envie de rencontrer, dans le temps qui me sera désormais disponible, certaines personnes comme cette femme qui a fait construire une maison zéro déchet. Mon amie me parle du livre « zéro déchet » de Béa Johnson qu’elle est justement en train de lire : je reconnecte les informations passées et je décide d’acheter le livre que j’entame le soir même.

se lancer dans le zéro déchet
ma nouvelle « bible »

Le lendemain, j’ai plongé dans la démarche. Mon conjoint n’est même pas encore au courant et pourtant je marche dans mon nouveau désert d’un pas assuré et heureux !

J’ai besoin d’une 1ère action symbolique qui marque le début de ma nouvelle route : je sors de chez moi et me dirige vers ma boîte aux lettres avec un pictogramme de couleur « STOP PUB » que je viens d’imprimer ! Sur ma boîte figure déjà en toutes lettres la mention « pas de publicités, merci » et pourtant elle inonde chaque jour de prospectus, cela va changer !

stop-pub
Bon ok il est déjà temps que je le change 😉

3 jours plus tard

J’évoque, sûrement avec l’enthousiasme débordant qui peut me caractériser, la démarche ZD à mon conjoint. A ma grande surprise il plonge rapidement concernant la cuisine (à la maison c’est monsieur qui est aux fourneaux !). Les enfants ? Ils n’ont plus le choix désormais mais ils sont sensibles à la réflexion et surtout curieux des nouveautés qui s’amorcent : avec les pesées des poubelles, le défi devient un jeu !

Je repense à ce feu qui m’a embrasée : je me rends compte que la démarche ZD a germé immédiatement en moi parce que la graine était déjà là. Et c’est ainsi que je le ressens : la prise de conscience a été forte mais j’étais prête depuis longtemps, ma famille aussi. C’est comme si ce que j’avais en moi, mes réflexions, mes convictions, ma personnalité, mon identité n’attendaient qu’une étincelle pour s’embraser Cette étincelle, c’est le livre de Béa Johnson qui l’a provoquée.

La démarche ZD incarne mes valeurs, ma philosophie, ma vision du monde et qui je suis.

Flash-back, j’ai 23 ans

Nous sommes à table avec ma maman, ma soeur et mon frère et je leur fais part d’un constat qui me choque et m’attriste : l’argent dépensé en cadeaux n’a qu’un effet de très court terme sur les personnes. Je leur demande alors : « vous souvenez-vous de ce que vous avez reçu comme cadeaux à Noël dernier ? à votre anniversaire passé ?« , ils ne savent pas répondre, je ne sais pas non plus, pourtant nous savons bien que les cadeaux étaient beaux, gros, nombreux mais impossible de n’en citer ne serait-ce qu’un seul !

Ce jour-là je me suis fais une promesse que j’ai essayée de leur « vendre » dans mon argumentaire : offrir des émotions inoubliables plutôt que des objets qui s’entassent mais ne laissent aucune trace. Et je crois que ma mère a vécu de sacrées émotions l’année suivante à son anniversaire et mon frère, qui a 37 ans aujourd’hui, se souvient encore de ses 18 ans !

La démarche zéro déchet prône une vie basée sur les expériences plutôt que les biens matériels accumulés (qui nous donnent l’illusion éphémère de nous rendre heureux).

Flash-back, j’ai 25 ans

Nous devons déménager la maison familiale : il nous faudra 6 mois avec mon frère pour la vider entièrement jour après jour, WE après WE, pièce après pièce. Nous avons TOUT trié jusqu’au plus petit bout de métal : pour cela nous avons fait un nombre incalculable de fois les allers et venus à la benne à journaux et papier, aux verres, aux vêtement usagés ! (de ça aussi je pense que mon frère se souvient 😉 ). Les vêtements en bon état ont tous été soigneusement lavés et pliés. Quand les 2 personnes de chez Emmaüs sont venues chercher meubles et affaires que nous donnions, ils m’ont dit n’avoir jamais vu ça : j’avais trié les vêtements par saison, âge (enfant et adulte) et sexe (garçon et fille) !

Flash back, j’ai 27 ans

Je réalise un de mes rêves en partant vivre au Costa Rica. Là-bas, je vais être sensibilisée à la biodiversité, la nature et le développement durable. Je rencontre des hommes, des femmes et des enfants qui vivent au plus près de la nature et en harmonie avec elle, parfois de manière très modeste mais avec un large sourire et un grand coeur généreux. Ma culture européenne « développée » prend de grandes claques !

Costa Rica
Avec un indien qui nous conduit à son village, un de mes souvenirs les plus forts !

Life style …

Mais il n’y a pas que cela qui me et nous ressemble :

  • je n’ai jamais aimé faire les boutiques, je suis insensible à la « mode » et aux marques
  • les grandes surfaces me rendent malade : le bruit, les néons, le monde me font tourner de l’oeil et je les fuis …
  • … ça tombe bien, mon chéri s’est pris de passion pour la cuisine et c’est donc lui qui fait les courses (j’ai décrété que celui qui cuisine fait les courses !)
  • monsieur cuisine donc de plus en plus, de mieux en mieux, local et frais (paniers de saison local, viande du boucher, etc)
  • nous aimons depuis toujours les vacances légères et en contact avec la nature : avant d’avoir des enfants nous partions en vacances à moto la tente sur le dos. Désormais nous partons avec notre van et le minimum d’affaires
  • nous sommes locataires et avions projeté de le rester par choix (mais la réalité du marché est tel que nous avons déjà envisagé des projets immobiliers et nous achèterons probablement tôt ou tard car il est difficile de trouver des maisons à louer convenables sur le long terme)
  • tous les ans, nous réduisons les listes des cadeaux de Noël : l’année dernière, nos enfants n’ont reçu qu’un seul (gros) cadeau et nous avons fait un voyage en guise de cadeau familial (qui était aussi le cadeau d’anniversaire de mon conjoint), nous ne nous sommes rien offert de plus avec mon conjoint et les cadeaux ont aussi été volontairement limités avec le reste de la famille
  • nous avons toujours trié selon les consignes : papier, carton, verre, piles, déchets électroniques, vêtements, livres,
  • nous privilégions les achats d’occasion (mon conjoint a mis du temps à « faire confiance » à l’occasion mais désormais c’est aussi son réflexe d’achat)
  • nous prêtons souvent notre maison pendant nos vacances et nous préférons en louer à d’autres quand nous ne campons pas plutôt qu’aller à l’hôtel
  • de nos voyages, nous retenons surtout nos rencontres 

… encore loin d’une vie sans déchet

  • nous voyageons loin, parfois en prenant l’avion
  • nous imprimons beaucoup sur papier (surtout moi, mais les enfants ne sont pas en reste quand ils leur prend des envies de coloriages)
  • nous achetons sous emballages
  • nous consommons de plus en plus de produits jetables (sopalain, sacs de congélation, serviettes en papier, cotons démaquillants, lingettes nettoyantes, etc)
  • nous jetons en moyenne au moins 2 poubelles de 50 litres par semaine et autant de plastique
  • nous n’achetons pas bio
  • les goûters de nos enfants ont parfois plusieurs emballages
  • nous avons tendance à stocker des produits d’avance ou en plusieurs exemplaires
  • nous achetons sans avoir besoin, quitte à regretter notre achat, à ne jamais l’utiliser et puis à le … donner

Mais ça c’était avant !

Tout a commencé, a recommencé pour nous, nous avons décidé de mettre les compteurs à zéro : 1 an, c’est le délai qu’on s’est donné pour vivre sans déchet ou avec le moins possible. L’aventure est passionnante, elle a du sens pour nous, nos enfants et les adultes qu’ils seront, elle nous ouvre les portes d’une nouvelle vie : vivre mieux avec moins !

C’est parti, vous nous suivez ?



2 commentaires


  1. Bravo pour ton/votre blog!
    Et merci de partager tes conseils, réflexions, suggestions avec enthousiasme et simplicité!
    J’adore déjà tous les pots en verre de ta photo d’accueil!

    Ta/votre démarche germe déjà en moi… :)!

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    1. Merci Isa pour ce tout 1er commentaire, le 1er d’une longue série j’espère 😉
      A très vite !

      Répondre

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