Désencombrer durablement par le minimalisme

Aujourd’hui nous allons voir pourquoi et comment désencombrement rime avec minimalisme quand il va au-delà d’une phase cyclique de tri, et les bienfaits du désencombrement et du minimalisme.

C’est parti !

Comment s’encombre-t-on ?

Quand j’ai désencombré mon bureau (pro et perso), je me suis posée la question de comment et pourquoi est-ce que j’avais autant accumulé de papier ?

Tout d’abord, je dois vous avouer ma « faute » : je suis une personne qui aime l’ordre et donc ranger. Je pourrais dire que je suis même une experte de l’organisation et du rangement : chaque chose chez moi a sa place. Et ça, c’est terrible d’un point de vue zéro déchet parce que :

  • je conserve beaucoup de choses. C’est un avantage me direz-vous ? Pas dans un contexte de déconsommation car j’entasse inexorablement,
  • j’optimise à merveille l’espace : je range tellement « bien » que j’arrive à « compresser » ce que j’ai, de sorte que mon stock ne se voit pas.

Mais quand on commence à ouvrir les placards pour les trier : on se rend vite compte qu’ils sont pleins à craquer !

C’est comme ça que je me suis retrouvée avec un archivage de toutes mes feuilles d’impôts : chaque année, une nouvelle feuille se retrouvait sur le paquet qui ne prenait pas tant de place que ça (mais ce dossier plus tous les autres, si !).

Ensuite je suis un peu sur le mode « tout ou rien » : je garde tout ou je ne garde rien. Plutôt que de me demander à chaque fois « est-ce que je garde ou est-ce que je jette ? » et décider selon certains critères, comme celui de la durée de conservation « légale »par exemple, je gardais tout ! Alors je n’avais plus à me poser la question. C’est comme ça que je suis passée à l’autre polarité « tout jeter » facilement, au risque de jeter « trop » 😉

Je fonctionne aussi en mode « possibilités ». Pour les papiers (comme pour beaucoup d’autres choses à trier) ça donne : « et si, un jour, j’en avais besoin ? » avec la peur du regret, du manque, du vide finalement ?

Tout espace vide se remplit

Connaissez-vous cette loi naturelle ? Vous l’avez sûrement déjà remarquée : tout espace disponible se remplit inexorablement ! Avons-nous peur du vide ? Est-ce une question physique de « pression » ? Je ne sais pas mais c’est une évidence dont nous faisons tous l’expérience : plus nous avons d’espace, plus nous y stockons des affaires, sans même sans rendre compte. Un beau jour, on ouvre les yeux et on voit son placard, son garage ou son grenier qui déborde.

Et c’est sans fin : une fois le désencombrement effectué et la satisfaction retrouvée du vide, il se remplit à nouveau et la corvée du désencombrement revient !

Nous avons pris le contre-pied à cette loi naturelle : en déménageant dans une maison 2 fois plus petite, nous avons divisé par 2 l’espace donc le risque d’encombrement.

Mais je me méfie et ne crie pas victoire trop vite ! J’ai une bonne capacité à ranger et donc à « compresser » l’encombrement quel que soit l’espace disponible. Et je reste humble face aux lois naturelles : elles sont bien souvent beaucoup plus fortes que nous.

Les gains du désencombrement (dont financiers)

Gain de place

C’est évident mais ce qu’on ne soupçonne pas, c’est la sensation de légèreté au sens propre comme au sens figuré. Il ne s’agit pas là de gagner de la place pour remplir de nouveau mais de profiter de l’espace et de l’essentiel. En triant et en désencombrant meubles et affaires, nous avons pu fait le choix de nos « essentiels » : ce qui nous sert et/ou nous apporte de la joie. Chaque élément de décoration est ainsi mis en valeur et nous en profitons pleinement.

Gain de confort

En gagnant de la place, nous avons pu envisager d’emménager dans un espace 2 fois plus petit tout en gagnant en confort, notamment au niveau thermique. Nous profitons d’une maison plus lumineuse et plus « cocooning », un petit nid douillet en somme, et c’est tellement agréable !

Désormais nous privilégions la qualité plutôt que la quantité. Nous essayons de garder « juste » l’essentiel et le nécessaire : exit les doublons, les tables ou chaises supplémentaires. Quand l’exceptionnel se présente, nous piochons dans le système D.

Gain de temps

Moins d’affaires c’est moins de temps passé à les ranger, à les nettoyer et à les chercher !

Gain d’argent

C’est un gain non négligeable !

Nous avons donné beaucoup de nos affaires (à nos amis et à Emmaüs) et nous avons également vendu, lors d’un troc et puces et sur Le Bon Coin, ce qui en valait la peine (canapé, informatique, électroménager, meubles, jouets). Avec les enfants, nous avons décidé de globaliser les recettes de nos ventes dans une cagnotte familiale : ensemble nous avons choisi que le solde nous payerait des vacances ! Une sacrée motivation 😉

Au total, nous avons « récolté » plus de 2000 euros. Cet argent nous a permis d’acheter quelques nouvelles affaires d’occasion pour notre nouvelle maison (un bureau d’angle par exemple, un petit congélateur ou encore un fauteuil en cuir et une grande table avec 6 chaises) et comme prévu, nous nous sommes offert un séjour de 4 jours dans les arbres que nous ne sommes pas prêts d’oublier. En voici un aperçu :

Et vous, quel pourrait être votre projet ?

Un qui entre, un qui sort

Même si nous sommes dans une maison plus petite, il est toujours possible que l’encombrement revienne sournoisement. Aussi nous avons institué une nouvelle règle à la maison : la règle du « un qui entre, un qui sort ».

Pour moi, mon conjoint et aussi mes enfants, il était hors de question, d’avoir à repasser par l’étape fastidieuse, mais nécessaire, du tri. Cette règle est devenue notre « garde-fou ». Elle présente plusieurs avantages :

  1. éviter le réencombrement en restant sur le même « stock » d’affaires,
  2. réfléchir avant d’acheter quoi que ce soit et « mûrir » son achat (ça fonctionne à merveille pour les jouets des enfants mais aussi les vêtements des adultes). Il est arrivé très souvent que l’un d’entre nous renonce ainsi à un achat finalement « non nécessaire »,
  3. un achat confirmé procure réellement du plaisir à long terme car il a été mûrement réfléchi et prend la place d’une affaire jugée moins « essentielle » (au sens utilité ou joie).

Le minimalisme comme nouveau mode de vie

C’est ainsi que je me suis rendue compte que notre démarche zéro déchet nous amenait naturellement à vivre de manière plus minimaliste.

Nous arrivons rapidement à réduire nos déchets mais adopter une vie minimaliste peut aller beaucoup plus loin, cela devient une philosophie, un art de vivre très enrichissant !

Le minimalisme permet de :

  1. simplifier sa vie,
  2. faire des choix plus facilement (ou des non choix)
  3. vivre avec l’essentiel (utilité et joie)
  4. se satisfaire de peu en se concentrant sur les expériences, les relations, les émotions, les sens.

Moins pour mieux et au final « plus » : plus de liberté, de légèreté, de confort, d’argent, de plaisir !

2 commentaires


  1. Très juste ton article Cécile !!!
    Le plus dur est la prise de décision et le démarrage de ce désencombrement !!!
    Après ça roule !!!
    Je rajouterai que le ménage est beaucoup moins fastidieux, le rangement se fait beaucoup plus facilement et même les enfants s’y mettent !!!
    On se débarrasse des choses inutiles qui nous polluent la vue et l’esprit.
    Je suis convaincue et espère que mes enfants garderont cette philosophie de vie …

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    1. Merci Seve ! Oui tout est plus « léger » et on peut se consacrer à des choses beaucoup plus essentielles que de s’occuper de ses affaires ! Les enfants feront ce qu’ils veulent, ils « déraperont » peut-être mais les bases seront là (et leur modèle de parents aussi) 😉

      Répondre

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