Bilan de notre démarche zéro déchet après 9 mois

9 mois que nous avons fait les 1ers pas dans notre aventure zéro déchet.

9 mois d’actions, de ré-évolution, de tests, de questions, de remise en question, de résultats déjà tangibles.

C’est l’heure d’un nouveau bilan pour faire le point sur nos dernières actions de progression et nos résultats.

Il y a 3 mois

Lors de notre dernier bilan à 6 mois, nous étions à mi-parcours de notre challenge et déjà nous avions déjà bien avancé en désencombrant toutes les pièces de notre maison et en réorganisant nos achats pour réduire les déchets à la source !

Cependant, nous avions conscience des progrès que nous pouvions encore faire, notamment :

  • Poursuivre le désencombrement en visant toujours plus de simplification.
  • Améliorer notre gestion des déchets compostables, en mettant notamment en service les composteurs organiques Bokashi que nous avons reçus en cadeaux de Noël (et en lançant aussi un potager ?).
  • Continuer à réduire le gaspillage alimentaire.
  • Réduire encore plus chacun de nos déchets ou mieux encore : continuer d’en éliminer.
  • Tester l’oriculi en remplacement des cotons-tiges.
  • Trouver une nouvelle alternative de soin pour le visage, une fois mon pot de crème actuel terminé.
  • Améliorer notre gestion des déchets en dehors de la maison (au café, au restaurant, en vacances, etc).

La suite de notre désencombrement

Depuis notre emménagement dans notre nouvelle (petite) maison, qui avait déjà été pour nous l’occasion d’un gros désencombrement, nous avons opéré un nouveau tri dans la cuisine : plusieurs caisses plastiques de vidés soit l’équivalent d’un carton de déménagement !

Nous avons notamment éliminé les doublons (de cuillères en bois, casseroles de même taille, boîtes à thé par exemple) et les ustensiles/affaires ne nous servant pas ou très occasionnellement.

Nous avons aussi continué le tri dans nos vêtements, jeux et jouets, livres ,CD, DVD et papiers administratifs.

L’avantage de désencombrer par « vagues », c’est que les affaires que nous ne sommes pas prêts à jeter, le deviennent très souvent quelques temps plus tard parce que nous réalisons par exemple que nous n’y avons pas touché. Ceci « marche » autant pour les adultes que les enfants 😉

Au fur et à mesure, je réalise que nous nous détachons de nos affaires.

Les différentes phases du désencombrement et leurs objectifs

Notre 1er tri avait pour objectif de faire l’inventaire de nos placards et de les vider. Cela nous a permis de prendre conscience de notre tendance à accumuler et à stocker toujours plus.

Nous voulions aussi éliminer le plus possible le plastique de notre quotidien en le remettant dans le circuit de l’économie circulaire (c’est ainsi que nous avons démarré notre démarche zéro déchet).

Puis, le désencombrement a eu pour objectif de gagner de l’espace et du confort de vie (c’est fou comme on peut se sentir mieux avec moins d’affaires dans ses placards ou sur ses étagères !). Au-delà de la légèreté que cela nous a procuré, nous n’avions de toute façon pas le choix puisque nous emménagions dans une maison 2 fois plus petite (et il était hors de question de vivre dans un environnement encombré !).

Enfin, nous avons aborder la suite de notre « délestage » comme un moyen de simplifier notre espace et notre quotidien : moins d’affaires à ranger, à nettoyer, moins de questions à se poser et un jour ou l’autre moins à trier et à jeter.

Pour en savoir plus sur le désencombrement, ses méthodes et ses gains, vous pouvez lire :

Dans la cuisine

Amélioration de la gestion de nos déchets organiques

La grande nouveauté dans la cuisine a été la mise en service de seaux Bokashi que nous avions reçus en cadeau à Noël (merci Père Noël ZD !). Cela ne s’est pas fait sans quelques résistances (de la part du cuisinier de la maison notamment) et questions car notre jardin est trop petit pour un composteur ou un potager malheureusement. Mais nous avions envie de trouver une solution durable et autonome à nos déchets organiques (jusqu’à présent nous jetions nos déchets dans la commune voisine où réside ma soeur et qui ramasse ce type de déchets).

Nous avons fait des essais et trouvé notre rythme de croisière. Je consacrerai un prochain article à ce sujet.

Comme quoi quand on prend la peine de chercher et d’essayer, on trouve des solutions et on prend de nouvelles habitudes même avec des contraintes peu favorables au départ.

Réduction du gaspillage alimentaire

Nous avons porté une attention particulière au gaspillage alimentaire pour le réduire.

Voici un exemple d’actions que nous avons mises en place pour cela :

  • veiller à bien finir nos assiettes, en ajustant les quantités de départ en fonction de notre faim, quitte à devoir se resservir si besoin,
  • mieux recycler certains déchets (comme le pain dur par exemple),
  • arrêter d’éplucher certains légumes, comme les carottes,
  • réduire la rotation de nos courses ou recettes faites maison (par exemple, les céréales du petit déjeuner ou les biscuit pour le goûter des enfants ou encore les yaourts faits maison) et les finir entièrement avant d’en acheter ou d’en faire à nouveau.

Je trouve que ce qu’il y a d’intéressant dans cette recherche d’amélioration, c’est de continuer à travailler sur nos habitudes alimentaires (comme la bouchée laissée systématique par mon grand dans son assiette ou la « peur de manquer » dans nos stocks).

Réduction du gaspillage d’eau

J’attend mon relevé de compteur d’eau mais je me doute déjà que notre consommation a des risques d’être plus importante : nous lavons par exemple à la maison certains de nos bocaux (que nous n’avions pas auparavant) et nous buvons l’eau du robinet. J’ai donc eu envie que nous ayons tous un « regard » plus conscient sur nos habitudes avec l’eau.

Désormais

  • nous réduisons le débit d’eau (nous le faisons manuellement en ouvrant moins les robinets tout simplement), que ce soit dans la cuisine ou la salle de bain
  • nous coupons l’eau de la douche quand nous nous savonnons
  • nous récupérons l’eau des gourdes encore pleine (par exemple) dans un arrosoir.

De nouveaux petits gestes pour de nouvelles habitudes qui mises bout à bout auront un impact.  

Pas à pas vers un potager ?

Nous ne nous sommes pas encore lancés dans un potager (mais l’idée m’attire beaucoup) : notre jardin s’y prête mal et surtout nous n’étions pas prêts pour les plantations printemps/été !

Devant l’ampleur de l’apprentissage (je pars de zéro), j’ai opté pour une progression pas à pas : j’ai donc décidé de démarrer par le basilic (que j’adore) et avec succès (j’ai réussi à le garder en pot et à en récolter les feuilles, ne vous moquez pas, j’en suis fière !).

Dans la salle de bain

Dans la salle de bain aussi nous avons continué nos progrès !

Tout d’abord nous avons désormais des savons à usage corps / cheveux, locaux et sans emballages ! Nous les adorons !

Nous avons aussi continué le désencombrement dans cette pièce. Finalement, c’est comme pour les travaux : ce sont les finitions qui prennent le plus de temps et se voient le moins mais elles en valent la peine ! 2 bannettes ont disparu, mon pot de crème visage (enfin terminé) et mon flacon de parfum.

J’ai trouvé une nouvelle solution plus écologique pour mon visage que je vais pouvoir tester cet été. Pour le parfum, je n’en utilise habituellement pas en été, donc cela tombe bien. A voir à partir de la rentrée, si cela me manque mais j’en doute.

Point sur nos poubelles

Nous avons entamé une nouvelle étape avec nos poubelles de déchets recyclables (papier, verre, cartons et plastique, vêtements) : nous les pesons chaque semaine depuis presque 1 mois. Cela nous permet de mesurer et de nous challenger sur nos résultats voir sur quels déchets orienter nos efforts pour cela.

pesée des poubelles

Voici le résultat de nos 1ères pesées :

  • au total, nous jetons en moyenne un peu plus de 8 kilos de déchets par semaine (recyclés ou non, nous ne pesons pas les déchets compostés),
  • dont 77 grammes de déchets non recyclables par semaine,
  • sachant que dans ces déchets certains sont issus de notre dernier tri !

Cela représente sur une année pour notre famille de 4 , environs 400 kilos de déchets soit presque 6 fois moins que la moyenne des français (qui jettent 590 kg par an et par habitant, comprenant les déchets recyclables et non jetés à la poubelle et les déchets jetés à la déchetterie).

Hourra ! On continue ! On peut faire encore mieux !

Et vous ?

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