Bilan de nos vacances d’été ZD en Italie (2ème partie)

Cet été nous avons passé un mois de vacances en dehors de chez nous, en dehors de nos habitudes mais surtout en essayant d’appliquer le zéro déchet en dehors de nos nouvelles routines : un nouveau défi ZD !

Nous avons passé les 15 premiers jours de nos vacances en camping, en groupe et en France : quelle tristesse en terme de gestion des déchets ! Je vous raconte nos joies et nos peines dans l’article « Bilan de nos vacances ZD (1ère partie)« .

Avec les enfants, nous avons ensuite rejoint l’Italie et Naples en itinérant puis en camping : changement de décors, de langue et à nouveau de repères.

Je dois vous l’avouer : nous avons généré des déchets, que ce soit en itinérant jusqu’à Naples ou au camping. Mais nous avons aussi eu de très agréables surprises ! Je vous raconte nos vacances ZD en Italie.

En itinérant

L’Italie n’a pas un très bon réseau routier, nous le savions déjà. Pour cette raison et malgré que nous préférions habituellement les petites routes « de campagne », nous avons donc emprunté l’autoroute. L’inconvénient majeur de cette option, c’est que pour les repas et les pauses, vous n’avez pas le choix !

Agréable surprise

L’Italie a ce petit côté rétro bien agréable : dans les stations services, le café est servi au comptoir. Hum le délicieux et inimitable capuccino italien : servi dans une tasse, ça a quand même un autre charme que le goblet plastique de nos aires d’autoroute françaises ! L’avantage, c’est aussi que le sucre est en self service (certes bien souvent dans un sachet). Aux heures de la pause café, c’est la cohue (une tradition en Italie !) mais dans la majorité des cas, c’est avec le sourire qu’un employé nous servait nos 2 cafés dans notre mug isotherme. Pour le sucre, nous en avions dans notre van aménagé !

Déception

Un midi, nous nous sommes arrêtés dans une cafétéria (Autogrill si vous connaissez l’Italie). Ce n’était sûrement pas la meilleure idée du siècle :

  • sauces en sachet plastique (pourquoi pas en contenant collectif ?),
  • plats servis dans des barquettes en carton (une bonne chose si les poubelles sont triées, ce dont je doute malheureusement)
  • et des serviettes en papier (nous n’avons pas eu le temps, le réflexe, ni la présence d’esprit de les refuser à la caisse !).

Nous avons mal mangé (c’était prévisible) et pourtant payé relativement cher ce repas. Ça démarrait mal avec l’Italie ! Mais il est parfois bon de se confronter de nouveau à cette réalité parce que je me suis alors rendue compte que nous avions tendance à l’oublier.

Sur le reste de la route jusqu’à Naples, nous avons tenu autant que possible sur nos réserves, complétées de fruits et de légumes (nous ne dormions pas sur l’autoroute). Nous attendions avec impatience d’arriver à Capannori pour acheter du vrac !

Capannori

C’est LA ville d’où est parti le zéro déchet en Europe : nous avions décidé de ne pas manquer cette occasion d’y faire un tour, et au passage le plein de vrac. Pour cela nous avions repéré une boutique. Nous imaginions déjà un choix de pâtes à tomber !

Malheureusement, la boutique n’existait plus : elle avait déménagé. La particularité de cette ville réside dans leur démarche de tri et de ramassage des ordures ménagères : les habitants ont un nombre de sacs poubelles très limité par an. Chaque sac poubelle possède un système d’identification : si un habitant y jette ce qui dû être trié, il est identifié et peut recevoir une amende. De plus, tout sac supplémentaire demandé coûte très cher !

capannori

Mais la ville n’a pas fait de leur démarche ZD un axe touristique. Hormis prendre RDV à la mairie pour une présentation de leur gestion des déchets, Capannori ne présente aucun intérêt ZD : plutôt des boutiques et des commerces « classiques », zones industrielles, restaurants de chaîne etc …

Nous sommes un peu restés sur « notre faim » et très déçus de n’avoir rien trouvé à acheter en vrac. Tant pis …

Nos déchets

Tant que nous avons été itinérants, nous avons gardé avec nous nos quelques déchets le temps de trouver des poubelles de recyclage où les jeter (essentiellement du papier, verre, déchets humides). Et cela a été relativement facile : les italiens recyclent beaucoup. Toutes les poubelles que nous croisions sur les parkings ou les trottoirs étaient multi-colores : le verre, le papier, le carton, les déchets humides, oui même les déchets humides étaient très fréquemment ramassés (beaucoup plus qu’en France en tout cas) !

Au camping

Les poubelles

J’avais été très déçue (et choquée) par les poubelles du camping où nous étions en vacances en France …

Quelle ne fût pas ma joie de compter 7 poubelles différentes de déchets dans le camping : verre, carton/papier, aluminium, plastique, déchets organiques, non recyclables et même piles usagées !

 

Tous les matins, l’équipe du camping triait à la main et un par un les déchets de chaque poubelle : beaucoup de campeurs ne respectant pas les consignes de tri. J’ai été stupéfaite de ces efforts. Il est probable que là aussi une erreur de tri était pénalisable pour le camping et expliquait donc un tri aussi consciencieux et méticuleux.

J’ai parfois vu des campeurs jeter sans réfléchir leurs poubelles, donc dans la mauvaise poubelle ou jeter de gros sacs non triés (qui seraient ouvertes le lendemain pour être trié par le camping). La même indifférence que celle que j’avais remarquée en France : beaucoup de personnes se fichent du tri, consignes ou non. Sans doute qu’il aurait fallu que le camping sensibilise ses campeurs à leur arrivée (aucune information ne nous a été donnée concernant les règles de tri au sein du camping, c’est dommage !).

Bilan de nos déchets, non recyclables, en Italie

Notre principal déchet

Dire non à la glace italienne a été au-dessus de nos forces (et nous n’y avons même pas pensé). Ma préférée : une double yogourt / citron ! Miam !

Pour limiter nos déchets, nous choisissions les cornets plutôt que les petits pots. Mais les glaces nous étaient servies avec une petite serviette autour du cornet  (rigide et assez rêche, vous voyez de quoi je veux parler ? S’agit-il de papier recyclé ?). Refuser cette petite serviette a quasiment été impossible : au-delà de servir à vous essuyer la bouche ou les mains, elle permet au vendeur de ne pas mettre ses doigts en contact avec le cornet quand il le rempli.

Et sinon

  • boîtes des pizzas offertes par nos voisins de camping (donc difficile à refuser) lors d’un repas commun
  • serviettes en papier (avec les parts de pizza, les sandwich sur la route)
  • le pain emballé (une fois à la boutique : je n’ai jamais compris pourquoi le pain était emballé, je pense qu’il s’agissait de pain industriel)
  • un gobelet plastique d’un granité (un craquage)
  • une assiette cassée (la vaisselle à la main présente plus de risques)

Nos astuces ZD

  • La gourde d’eau isotherme, encore et toujours : indispensable sous plus de 40 degrés. Très facile à remplir en Italie aux nombreuses fontaines publiques.
  • Le sucre en poudre dans un petit pot : facile à transporter et évitant les sachets de sucre en poudre. Il nous suffisait de le montrer pour que le serveur comprenne 😉
  • Les sachets et les bocaux : toujours bien utiles, même si c’est plus difficile à expliquer quand on ne maîtrise pas la langue.
  • Un bac gastro : qui nous sert de poubelle de table pour les déchets organiques, avant d’aller le vider dans une grande poubelle collective.

En conclusion

Très bon accueil de la démarche zéro déchet en Italie : des personnes généralement à l’écoute, souriantes et cherchant à vous faire plaisir.

On sent que le tri des déchets en Italie est bien passée dans les habitudes, ce qui n’empêchent pas les italiens de polluer leurs plages en jetant leurs déchets dans leur  belle nature (paradoxe).

De plus, le recyclage des déchets est assez poussé jusque dans les campings !

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